Articles classés dans la catégorie : Expertise

Stocker n’est pas préserver !

La vulgarisation de la problématique fait son chemin. Alors qu’il devient de plus en plus facile à Perfect Memory d’expliquer la nécessité de distinguer le stockage (back-up) et la préservation. Le Monde.fr donne un sérieux coup de projecteur sur les enjeux et la problématique de la gestion des archives numériques dont le volume de données produites croit de manière exponentielle (Le cabinet d’étude IDC évaluait à 281 milliards de gigaoctets, la production mondiale annuelle de données numériques ). Lemonde.fr Comment prétendre sérieusement protéger ses données lorsqu’on se contente de les mettre sur disque (chez soi ou chez un hébergeur) sans prendre en compte la nécessité de leur classement, de leur description et de leur exploitation  qui reste tout de même le but des opérations! Lorsque l’on réalise qu’une part importante de ces données numériques concerne le patrimoine historique national comme le patrimoine familiale des particuliers, on envisage sans mal les enjeux sociétaux qui se cachent derrière la préservation des archives. Perfect Memory propose à tout un chacun ce que l’INA ne propose qu’aux chaines de Télévision : la préservation, l’habillage et le partage des archives. Perfect Memory collabore donc depuis plusieurs années au sein de consortiums Européens qui rassemblent professionnels de la télévision, du cinéma, de l’archivage et de la numérisation, pour définir entre autres choses les formats ouverts et libres de droit qui permettront la transmission et l’héritage d’un patrimoine qui n’est plus simplement matériel mais aussi numérique. ...
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La création artistique numérique : un nouveau modèle de la mémoire ?

La question de l’archivage et de la préservation des données numériques apparaît comme particulièrement cruciale dans le domaine de la création artistique numérique (net art, littérature numérique…). La préservation des œuvres pose en effet un véritable problème à la fois théorique et pratique. Une création numérique n’est pas un objet, mais elle n’est pas non plus, le plus souvent, un simple événement borné dans le temps tel que peut l’être une performance ou une installation numérique. En fait, elle participe des deux aspects à la fois : objet transmissible, mais également fondamentalement processus qui ne peut exister que dans une actualisation. Certains auteurs considèrent que leurs œuvres – notamment les œuvres en ligne –  ne sont pas destinées à perdurer, qu’elles portent en elles leur propre disparition. La labilité fait partie du projet artistique. Mais la majorité des œuvres ne revendiquent pas cette esthétique de la déréliction ou de la disparition. Que doit-on conserver dans de telles œuvres ? Se contenter de conserver le fichier original semble insuffisant pour la préserver, a fortiori si elle est générative ou interactive (le fichier informatique n’est pas l’œuvre dans la mesure où ce n’est pas ce qui est perçu par le lecteur). Sans compter que parfois, les œuvres en ligne présentent une dimension contributive : elles s’enrichissent des apports des internautes et évoluent continuellement… L’initiative sur le web (http://vispo.com/bp) du poète canadien Jim Andrews pour préserver l’œuvre de poésie numérique First Screening de bpNichol (1984) est intéressante en ce qu’elle combine plusieurs stratégies. Ainsi Jim Andrews propose : –          le programme informatique original codé avec Hypercard, –          l’émulateur de la machine originale qui permet de rejouer le programme aujourd’hui (émulation), –          une réécriture du programme (en JavaScript) pour pouvoir le jouer sur les machines actuelles sans émulateur (migration), –          une reconstitution du rendu visuel de l’époque sous forme de vidéo QuickTime (simulation de l’événement). En mettant à disposition ces approches complémentaires, Jim Andrews affirme que : « the destiny of digital writing usually remains the responsibility of the digital writers themselves.» Ce serait ainsi aux auteurs eux-mêmes de mettre en œuvre les stratégies de préservation de leurs œuvres. Ce qui est dès lors intéressant, c’est d’observer le nombres d’auteurs qui reprennent quelques années plus tard leurs créations en ligne pour en proposer une recréation, une réinvention. C’est par exemple le cas d’Alexandra Saemmer pour Tramway (http://www.revuebleuorange.org/oeuvre/tramway). Cette pièce, dont la première version date de 2000, vient d’être réinventée par son auteur (dans une perspective de préservation), prenant en compte et poétisant l’évolution des formats et des systèmes. En matière de préservation, Bruno Bachimont souligne que le numérique est sans doute le support le plus fragile et le plus complexe dans l’histoire de l’humanité. La valeur ajoutée du numérique n’est donc pas là où l’on croit. Le numérique n’est pas un support de préservation, mais est au contraire un enfer pour la préservation. En revanche, le numérique nous fait basculer dans un autre univers qui est un univers de la mémoire réinventée et non conservée. D’un point de vue anthropologique, ce modèle de la mémoire est plus riche et plus véridique que le modèle de l’imprimé qui est une mémoire de la conservation, du stockage (le livre que l’on range sur une étagère comme le souvenir que l’on rangerait dans une case du cerveau). Les sciences cognitives nous apprennent d’ailleurs que la mémoire ne fonctionne pas sur le modèle du stockage et de la conservation. De ce point de vue, la création artistique numérique peut être considérée comme un bon laboratoire pour penser la préservation numérique : elle permet notamment de se poser les bonnes questions et met en exergue le numérique comme passage d’un modèle de la mémoire conservée à un modèle de la mémoire réinventée. Enseignant-Chercheur UTC Serge Bouchardon est Enseignant-Chercheur à l’Université de Technologie de Compiègne. Il travaille sur l’écriture interactive et multimédia et est un conseillé avisé de Perfect Memory sur les questions de créations artistiques audiovisuelles numériques (montage, habillage, valorisation). http://www.utc.fr/~bouchard/ ...
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Perfect Memory partenaire du concours UTC de court-métrage

Perfect Memory est sponsor du concours de création de courts-métrages créé par l’association SSP d’étudiants de l’UTC qui se déroulera à Compiègne du 23 Novembre au 5 Décembre 2009. Ce concours à destination des étudiants récompensera la créativité  et la rapidité de création de courts-métrages. Le jury, auquel prend part Steny Solitude – dirigeant de Perfect Memory, se réunira le Dimanche 6 Décembre 2009 pour une remise des prix le Lundi 7 Décembre  à 20h dans un amphi de l’UTC. Des abonnements au service Telefamille seront offerts par Perfect Memory qui met la créativité et l’excellence au cœur de son offre. SSP est une association qui soutient tout étudiant désireux de réaliser des clips vidéos. Elle intervient au niveau du conseil, du prêt de matériel et de la réalisation. SSP réalise également des vidéos à la demande de divers clients: Conférences, spectacles, concerts, interviews, clips, court-métrages, bandes-annonces, et bien sûr des événements incontournables de la vie de l’UTC, comme la Comédie Musicale, le Cabaret, l’Intégration TC, le film sécu… tout y passe, et plus si affinités! ...
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